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Assemblée Générale du 30 mars 2018 – PV n° 124 AG

La séance est ouverte vers 18h15 par Alexandre TAFFONNEAU, Président, en présence des membres de l’association et de trente-cinq personnes.

Il remercie les personnes présentes dont :

  • M. DURAND, Maire de Bréhémont

  • M. LOIZON, Conseiller Départemental 37

  • Mme AZE, Maire de Rigny Ussé

  • M. GAZAVE ,Adjoint de Rigny-Ussé

  • M. FONTAINE, Adjoint au Maire de Villandry

Sont excusés les Maires de Rivarennes, Huismes et la Chapelle aux Naux

  • M. ESNAULT, Président de la Communauté de Communes Touraine Vallée de l’Indre,

  • Mme COLBOC, Député

  • M. REMMERY, Adjoint au Maire d’Avoine

Le Président remercie la commune de Bréhémont, qui a mis gracieusement à disposition de l’association la salle de séminaire de Loire.

I- POINT SUR LES ACTIONS EN COURS

1- PV de l’Assemblée Générale précédente:

Le Président précise que le compte-rendu complet de l’Assemblée Générale 2017 est consultable sur le site internet de l’association. Il invite la secrétaire à en donner les grandes lignes et à en communiquer un court résumé. Ce PV est adopté à l’unanimité.

II- RAPPORT MORAL

Le Président présente le rapport moral suivant :

Suite à la crue de juin 2016, pour laquelle les niveaux de sûreté n’étaient pas connus, surtout sur le Cher, a provoqué beaucoup de remous au sens du terme, pour à l’arrivée rien d’alarmant, malgré tous les exercices qui ont été mis en œuvre et les services qui ont été activés par précaution.

Tout çà, pour une partie de la digue du Cher, rive gauche, en face du Château de Villandry, où les travaux de finition n’avaient pas été réalisés depuis plusieurs années. A ce jour, encore ces travaux ne sont toujours pas réalisés. Peut-être attend t’on une nouvelle crue ?

Pour l’Association, l’année 2017 s’est résumée en fait en l’attente d’informations concernant l’étude de dangers des digues domaniales de la Loire et de ses Affluents sur le système d’endiguement de Villandry/ Bréhémont, dont nous avons eu connaissance au dernier trimestre 2017.

Cette étude répond aux objectifs suivants ;

  • Préciser la vocation et le fonctionnement du système d’endiguement

  • Apprécier les phénomènes pouvant générer une défaillance de l’ouvrage

  • Quantifier le risque de rupture en terme de probabilité d’apparition

  • Évaluer les conséquences d’une défaillance sur les enjeux de la zone à protéger

  • Définir et hiérarchiser les mesures à mettre en œuvre pour rendre le risque de défaillance acceptable.

Cette étude à été réalisée sur la totalité de l’endiguement du Val de Villandry/Bréhémont, soit sur une longueur de plus de 29 Kms et sera présentée aux élus du Val au printemps.

Le départ de M. BRESSON, Directeur de la DDT 37, a retardé cette présentation qui devait avoir lieu avant la fin de l’année 2017.

Nous avons eu une rencontre avec le Conseil Départemental 37 concernant le bois coupé ou mort (grumes et branchages) laissé sur place dans la forêt alluviale du Bois Chétif, suite aux travaux de réactivation des frayères en ce lieu. Sachant que, s’il n’est rien fait, ce phénomène favorisera des embâcles avec une évolution défavorable sur la hauteur d’eau. Cette remarque a été écoutée et entendue ; pas de chance la montée de la Loire a reporté la mise en œuvre pour l’évacuation du bois.

Nous avons également demandé d’envisager de créer des fenêtres ou percées dans cette forêt alluviale de façon à voir le Fleuve pour les personnes qui empruntent la piste de la Loire à vélo. Le Conseil Départemental y est favorable.

Un chemin en pied de Levée coté Val pourrait être réalisé avec des échanges entre propriétaires et le Conseil Départemental 37 propriétaireégalement en ce lieu.

Pour des questions d’hygiène et d’environnement nous avons suggéré la mise en place de toilettes sèches à l’Aire du Sault à Rigny-ussé, propriété du CD

La G.E.M.A.P.I. (plus exactement Gestion des Eaux en Milieu Aquatique et Prévention des Inondations) a pris effet au 1er janvier 2018. Cette compétence sera assurée par la Communauté de Communes Touraine Vallée de l’Indre. Elle est en attente d’être votée et instituée pour l’année 2018. Celle-ci ne paraîtra pas sur la feuille d’impôt en 2019, en l’absence de projet de travaux en 2018. Le montant de cette taxe ne pourra pas excéder 40 € par habitant au maximum. D’après l’étude de celle-ci, ce n’est pas la gestion des milieux aquatiques qui coûtent le plus cher, ce sera surtout la gestion des inondations.

Souvent nous utilisons des sigles dans la plupart des dossiers, que veulent-ils dirent ?

Aussi nous avons édité toute une liste que vous pourrez consulter sur les panneaux d’affichage.

Après sollicitation et comme nous vous l’avions annoncé à dernière Assemblée Générale, un site internet à été mis en place sur le web concernant l’activité de l’Association en fin d’année 2017. Peut-être que certaines ou certains d’entre vous l’ont déjà consulté. N’hésitez pas à faire des retours ou à nous faire part de vos impressions, de vos suggestions et remarques personnelles locales en tant que riverains.

III- RAPPORT FINANCIER

Le trésorier, Jacques BASTIDE, fait le point sur la situation financière à fin 2017, à savoir :

Comptes financiers année 2017/2018 arrêtés au 20 mars 2018

Charges

Montant

Produits

Montant

Charges d’exploitation

Produits d’exploitation

PC

290,00 €

subventions

600,00 €

Accessoires

110,00 €

Cotisations

485,00 €

OVH

53,00 €

Prestation technique

150,00 €

Fonctionnement

605,00 €

TOTAL

1 208,00 €

1 085,00 €

AVOIR

2017

DIFFÉRENCE

2018

Crédit Agricole

1 024,00 €

905,00 €

CAISSE

184,00 €

180,00 €

TOTAL

1 208,00 €

-123,00 €

1 085,00 €

Il précise que cette année a permis quelques dépenses grâce aux subventions des différentes collectivités et du Crédit Agricole (200 €) pour un total de 600 € ; à savoir :

  • achat d’un ordinateur portable d’occasion et d’un disque dur externe

  • création et mise en service du site internet avec un dédommagement pour la personne qui a apporté une grande aide pour ce faire.

Il ajoute que pour 2018 il y a lieu d’envisager le remplacement du rétroprojecteur ; celui utilisé actuellement ayant 14 ans.

Le Président propose de donner Quitus au trésorier. Ceci est accepté à l’unanimité.

IV- FONCTIONNEMENT

1- Tiers sortant:

Le Président communique la liste des membres composant le tiers sortant, à savoir : Rosereine GAUTRON, Jean-Pierre MOREAU et Liliane BASTIDE. Aucun d’eux n’est démissionnaire. Il fait appel à de nouveaux volontaires sans succès sauf pour un nouveau participant qui envisage d’être membre en 2019. Les membres sortants sont reconduits à l’unanimité.

2- Cotisations :

Le Président rappelle le coût de celles-ci. 10 € par personne et 30 € pour les membres bienfaiteurs. Il stipule qu’il y a eu 47 adhésions en 2017.

Après discussion aucun changement n’est apporté au montant des cotisations.

V- INFORMATIONS – PROJECTION – QUESTIONS – DEBAT

M. YVERNOGEAU intervient en précisant qu’il s’interroge sur les projets de grands travaux de Tours Métropole et s’étonne que Tours Métropole ne mette pas en avant les risques liés à l’eau. Il rappelle que des habitants de Villandry et de la Chapelle aux Naux ont été évacués dont certains situés « de l’autre côté de l’eau » en juin 2016.

Diverses précisions sont apportées notamment par le Président, voire d’autres personnes dans la salle :

  • En juin 2016 l’évacuation a été décidée par application du principe de précaution car les autorités craignaient une rupture de la digue du Cher sur Villandry – digue partiellement consolidée lors des travaux d’aménagement de la Loire à vélo mais travaux non achevés – aussi le niveau de sûreté de la digue n’était pas connu. (Attente de l’étude de dangers)

  • Les familles de la rive droite ont été évacuées, alors que c’était celles du bourg qui étaient le plus en danger. Il y a eu une erreur. Jean-Pierre MOREAU ajoute qu’il y eu évacuation sans discernement et Jacques BASTIDE signale qu’il y a eu lacune de connaissances et l’étude de dangers devrait lever ces méconnaissances et que les municipalités ont appliqué les consignes de leurs plans de prévention qui ont fonctionné. Mme AZE précise que cette situation à créer pas de mal de gêne auprès des personnes concernées mais a été bénéfique pour les communes qui ont pu remettre à jour leurs Plans Communaux de Sauvegarde (PCS)

  • Le départ de M. BRESSON (Directeur Départemental des Territoires) a créé un grand vide et retardé la présentation aux élus des conclusions de l’étude de dangers.

  • Le transfert aux collectivités du suivi et de l’entretien des levées sera effectué dès 2024 sachant que l’Etat ne parvient pas à faire effectuer les travaux nécessaires ; on peut se demander comment ferons les collectivités ?

M. LOIZON, Conseiller Départemental, précise que le transfert va être difficile compte-tenu de l’état lamentable des dites levées et des finances locales qui seront insuffisantes pour financer les travaux nécessaires même si l’Etat a prévu la création d’une taxe nouvelle dite GEMAPI qui serait d’un montant maximum de 40 € par personne présente au foyer. En effet, au 1er janvier 2018, la GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (Gemapi) deviendra une compétence obligatoire des EPCI. Pour financer leurs projets, ceux-ci bénéficieront d’importants crédits au titre du Féder, du fonds « Barnier » et des aides de l’agence de l’eau. Ils auront aussi la faculté d’instaurer une taxe, fiscalisée sur les bases locales. Il s’avère que les transferts de charge sont de plus en plus fréquents.

  • Il s’avère qu’il ne faut pas laisser d’arbres sur les digues car cela les fragilise

  • En 1856, dans les conclusions de l’audit commandé par M. MAME il était conseillé de donner de l’espace au fleuve et l’étude Freud am Fluss effectuée d’Orléans à Nantes arrivait à la même conclusion. On peut donc constater et regretter le laxisme de l’Etat puisque depuis 1856 rien n’a été fait dans ce sens

M. YVERNOGEAU conclue en déplorant le manque d’informations et de suivi des risques.

Le Président projette ensuite divers diaporamas, documents et cartes concernant :

1- Etudes de dangers de la digue de la Loire du Val de Bréhémont

* Cette étude à été réalisée tous les 50m sur la totalité de l’endiguement du Val de Villandry/Bréhémont, sur plus de 29 Kms ce qui représente 581 points « classés selon les risques de ruptures probables, très probables…. »

* Les digues sont prévues pour contenir une crue Q100 (crue ayant une probabilité de se produire 1/100 sur une année) mais en 1982, avec une crue Q50 la mise en service des déversoirs a été envisagée sérieusement. Avec cette crue le débit était de 4200 m3/s au Bec de l’Allier, la Loire à Tours avait un débit de 3990 m3/s, le Cher à Savonnières était à 1235 m3/s et l’Indre à Azay le Rideau était à 333 m3/s. Comme il ne peut passer que 5000 m3/s au pont de Langeais la mise en service des déversoirs était quasiment inéluctable. Quand on parle des débits à Tours on oubli, la plupart du temps, les apports du Cher et ceux de l’Indre, voire de la Vienne.

Les digues ne sont pas en état de contenir une crue Q100, vu leur état actuel. L’un des buts de l’association est de faire retarder, voire d’éviter, la mise en service des déversoirs.

* Les déversoirs sont nécessaires pour diminuer les effets de rupture, pour éviter l’écroulement des digues, pour une montée des eaux moins violente et pour limiter les apports de sédiments, le tout liés à une crue brutale.

* Cinq scénarii de ruptures potentielles des digues figurent dans ces études avec modélisation des écoulements dans le val, comme suit :

  • La Hucaudière à Villandry – sur le Cher face au Cheval Rouge

  • La Fillonnerie à Villandry – sur la Loire

  • Face au bourg de la Chapelle aux Naux

  • Le Passage – en amont du bourg de Bréhémont

  • La Guillemenie à Rupuanne

* Points bas : Depuis 1994 la DDT précise qu’il faut supprimer les points bas.

2- Forêt alluviale et végétalisation

Le Président souligne que les photos satellites parlent d’elles-mêmes car on peut y voir que le lit de la Loire est envahi par la végétation par endroit:

  • au niveau du Pont de l’Autoroute où la forêt alluviale entraîne un rétrécissement de la zone de passage de l’eau avec pour effet d’élever la ligne d’eau

  • au niveau du pont de Langeais avec un fort rétrécissement et une jetée permettant de favoriser la navigation mais avec aussi un développement de la végétation à proximité

  • avec des iles en formation en différents endroits comme à Bréhémont ou près de la levée du Bois Chétif.

Il rappelle :

  • qu’en libérant le lit de la Loire on peut diminuer la hauteur de crue de 30 à 40 cm

  • que M. BRESSON rejoignait les membres de l’association lorsqu’il disait : » pas de travaux avant que ne soit réalisée la dévégétalisation ». Le départ de M. BRESSON s’avère d’autant plus regrettable.

2- Forêt alluviale et végétalisation

Le Président prévoit :

  • d’interroger Tours Métropole sur les projets de travaux concernant la digue du Cher

  • que le site Internet soit mis à jour par intégration de la partie publique de l’étude de danger et du procès-verbal de la présente Assemblée Générale.

Mme AZE signale que l’étude de danger sera présentée aux élus dans les semaines à venir. Elle sera ensuite présentée à l’association et à la population lors d’une réunion publique.

Le Président remercie l’assistance d’avoir participé aux débats , ce qui est très enrichissant dans la communication.

La séance est levée vers 19h30 – Débat et discussions se poursuivent autour du verre de l’amitié.

Compte rendu de la réunion avec le Conseil Départemental du 28 novembre 2017

Cette réunion a eu lieu le matin même à Tours en présence d’Alexandre TAFFONNEAU de Jacques BASTIDE et de Rosereine GAUTRON pour l’association.

Pour le Conseil Départemental 37, M. BOIGARD, Vice-Président, responsable du service environnement et de Mme Marie-Cécile FISSON, Chef de Service.

L’ordre du jour de cette entrevue était la forêt alluviale de la Levée du Bois Chétif.

Levée du Bois Chétif :

Notre président fait état de l’encombrement de cette forêt alluviale par des masses de bois coupés ou morts, des tas non évacués…, à la suite de la restauration de frayères : cette situation pouvant créer des embâcles en cas de crues et d’aggraver les effets de la crue.

Il demande s’il serait possible de faire enlever ce bois par des particuliers sérieux. M. BOIGARD, qui s’est rendu sur place précédemment, précise qu’une partie du bois aurait du être évacué. Il semble cependant favorable à donner suite à cette demande pour faire nettoyer de manière raisonnée et raisonnable ce site tout en respectant la biodiversité (insectes, essences d’arbres et plantes…).

Il ajoute que les services du département se heurtent eux aussi aux écologistes! Ainsi qu’aux soucis de gestion de bon sens, aux responsabilités… et qu’ils doivent rester vigilants à l’impact financier des travaux, interventions…… sans oublier les directives nationales de maintien de la continuité écologique.

Fenêtres sur la Loire :

La forêt masquant la Loire, il est demandé s’il ne pourrait être envisagé de créer des fenêtres ou percées , par l’abattage d’arbres de façon à voir la Loire en empruntant la piste de la Loire en vélo. L’enlèvement de peupliers serait notamment envisagé par le Département (projet en cours).

Digues en sable et sable de Loire:

M. BOIGARD est favorable à la suppression des arbres sur ces digues ; cela les fragilise dangereusement.

Projet de remembrement de Huismes et de la Chapelle sur Loire :

Ce projet est abandonné mais le département propriétaire de terrains dans cette zone effectue des échanges… pour améliorer le travail des agriculteurs et éleveurs qui y résident et pour assurer la meilleure continuité écologique possible et la biodiversité sachant que du chemin neuf au Néman la zone est classée E.N.S (Espaces Naturels Sensibles)

Le Président estime qu’il serait nécessaire de créer un chemin en pied de cette Levée, côté Val, afin de favoriser, visite et entretien. A voir par échange de terrains.

Toilettes sèches pour l’aire de pique-nique du « Sault » Rigny Ussé :

Le Président demande s’il serait possible de mettre en place des toilettes sèches sur cette aire de pique-nique pendant la saison estivale car elle est assez prisée mais sujette à la présence de nombreuses déjections humaines.

Une suite et des réponses seront données à l’association sur tous ces sujets.

LA VEGETATION IMPORTANTE ET ENVAHISSANTE !!!

Des voix ce sont élevées fin 2017 pour protester contre l’abattage de arbres croissant sur les levées , ( notamment sur celles bordant le Cher) . On peut en effet regretter  la voûte de verdure créée par ces arbres mais c’est oublier sciemment ou par ignorance que celle-ci aurait dû ne jamais exister, si l’entretien normal des digues en question avait été assuré. En effet, les arbres se multipliant sur les levées génèrent un réseau de racines qui sont facteur de fragilisation de celles-ci :

Lors de l’abattage des arbres pendant une épisode de vents forts par exemple . L’arrachement des matériaux qui accompagne la chute des arbres créée un trou qui fragilise la digue et peut entraîner sa rupture à court ou moyen terme.

Le pourrissement du réseau racinaire après la mort des arbres, est un phénomène qui facilite l’infiltration d’eau au sein de l’ouvrage et la fragilisation insidieuse de celui-ci .

Nous avons relevé avec plaisir les propos d’un conseiller métropolitain qui affirmait «  Une digue ne doit pas comporter d’arbres »   et regrettait le retard pris pour la dévégétalisation du cours de la Loire. Ces propos viennent, en effet , en appuis des actions que nous menons en ce sens auprès des services de l’état depuis plus d’une décennie.

En 2016, nous vous annoncions la naissance d’une compétence appelé « GEMAPI » (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations), celle-ci prendra effet au 1er janvier 2018, or celle-ci n’est qu’une partie de la Loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République).Les choses risquent de se compliquer dans les années à venir, et c’est là que le bât pourrait blesser, car en 2024, l’Etat se désengagerait totalement de la gestion de l’endiguement en ce qui concerne notamment la Loire et le Cher pour transférer la compétence, dont gestion et financement aux Collectivités.

Même si des aides financières seront attribuées la facture risque d’être très lourde à supporter par les Collectivités, donc par les contribuables de ces dernières, d’autant qu’à ce jour l’Etat n’arrive pas à faire face financièrement à tous les aménagements qui sont indéniablement nécessaires en matière de prévention et de sécurité des habitants et des biens concernés (renforcement des digues, dévégétalisation etc…).

Même si depuis plusieurs décennies l’Etat à réalisé des aménagements, cela n’efface pas le laxisme dont il a fait preuve depuis les crues catastrophiques du XIXe siècle.Trop de retard a été pris concernant la prévention et la sécurité.

Il est bon de rappeler et à noter, qu’un audit de travaux avait été demandé par le Maire de Tours, M. Ernest MAME, et approuvé du Conseil Général le 2 septembre 1856, ce rapport précisait « Que le lit actuel de la Loire soit amélioré par la consolidation et la rectification des levées actuelles, par l’établissement de nouveaux débouchés aux ponts dont le débit n’est pas suffisant, enfin par l’enlèvement de tout ce qui peut faire obstacle à l’écoulement des eaux, comme les plantations des îles, les attérissements exagérés etc … »

En 2005, dans le cadre de l’étude de Freude Am Fluss (Mieux vivre au bord du Fleuve), un groupe d’hydrauliciens, Allemand, Néerlandais, Français pour ne citer qu’eux, a parcouru la Loire d’Orléans à Nantes pour étudier les aménagements nécessaires et urgents. Les conclusions de cette étude étaient claires et identiques à l’étude de 1856 «  donner de l’espace à l’écoulement des eaux »

A vous de juger sur le retard pris !!!

Plus que jamais, il faut rester vigilant et déterminé à mener des actions auprès des services, Etat, Département et autres. Le constat est clair : Attention à l’appel au portefeuille du contribuable !!!

Petit rappel concernant la crue du Cher de juin 2016, l’Etat a fait évacuer la population au nom du principe de précaution par crainte d’un risque de rupture dans la levée du Cher à Villandry (Rive gauche), par méconnaissance du niveau de sûreté de cette digue en attente de réalisation de travaux de finition de la piste de la Loire à vélo (depuis plus de 5 ans). On peut s’interroger et se demander comment il se fait à ce jour que les travaux liés à ce risque et concernant la piste de la Loire à vélo n’aient pas été encore réalisés. S’il y avait un tel danger ces travaux auraient dû être effectués dès l’alerte levée ! Est-il tolérable de laisser courir un nouveau risque à tous les foyers concernés et plus particulièrement aux familles qui ont été évacuées

Nous continuons à rencontrer régulièrement les personnes des services concernés par ce risque de crue, pour tenter de faire avancer les choses, pour faire prendre conscience des risques encourus, pour faire effectuer les travaux indispensables.

Nous devions d’ailleurs rencontrer les représentants de la Direction Départementale des Territoires (DDT) et faire le point sur les travaux de dévégétalisation engagés il y a plusieurs années, notamment en projet à Rigny-Ussé, Bréhémont, le Pont de Langeais et la forêt alluviale au Pont de l’Autoroute A 85, cette rencontre est retardée cause au départ de M. BRESSON.

En ce qui concerne la Levée du Bois Chétif, une rencontre avec le Département est prévue pour le 28 novembre 2017.

Nous travaillons en outre sur la création et la mise en place d’un site internet regroupant nombre d’informations sur ces sujets et qui sera accessibles à tous

La photo jointe représente une île qui a commencé à se former après 1950, actuellement c’est un volume de 1.000 m3 d’occupation dans le lit mineur de la Loire ayant pour effet une surélévation de la ligne d’eau en temps de crue d’environ 50 cm et une île en formation