Courrier DDT 37 du 10/11/2020

Monsieur le Directeur,

Par ce courrier nous voulons vous faire part de nos observations et de nos inquiétudes; ces dernières auraient dû être abordées avec vos services, notamment avec Monsieur Dany LECOMTE, lors d’un rendez-vous prévu au mois de février dernier. Celui-ci avait été reporté pour indisponibilité de notre Président (accidenté) et depuis la Covid est arrivée. Nous avons attendu pensant que la situation sanitaire s’améliorait. Comme ce n’est pas le cas, nous vous adressons ce courrier.

D’années en années les événements pluviométriques ne nous rassurent guère et ce qui s’est passé dernièrement dans le Sud/Est avec des précipitations brutales et catastrophiques ne nous mettent pas du baume au coeur.

Depuis plusieurs années nous demandons la mise en oeuvre d’actions de dévégétalisation raisonnée du lit mineur de la Loire en aval de Tours. Après plusieurs rencontres avec des représentants de vos services nous étions tombés d’accord sur le fait que cette action devenait urgent et prioritaire avant de programmer tous autres travaux (renforcement de levée ou autres). Mais, suite à des modifications ou à des réorganisations de service, il y a des changements de personnes, ce qui est normal. Par contre ce qui avait été abordé sereinement pour le bien de tous les habitants du Val de Villandry/Bréhémont se retrouve aux « oubliettes », plus de consensus nous semble t-il et nous le déplorons.

Pour la tranche de travaux de dévégétalisation réalisés sur la levée de la Loire, rive gauche, entre la Pont de Langeais et « Rupuanne » Bréhémont, nous renouvelons notre satisfaction en stipulant que les conditions climatiques avaient favorisaient la réussite de ces derniers (Pas de crue) Suite à ceux-ci, nous voulons vous signaler les quelques lieux qui nous paraissent dangereux du fait de l’implantation d’arbres énormes dans la levée opposée et qui auraient dû être abattus lors de ces travaux. Nous en avions fait la remarque, il nous avait été répondu qu’il fallait l’accord des propriétaires, nous avions rétorqué qu’il fallait mettre les propriétaires face à leurs responsabilités qui pourraient être mise en jeu si les arbres venaient à se coucher en emportant une partie de la levée avec risque de rupture et mise en danger des habitants et des biens situés dans le Val.

Nous avons également une interrogation suite à l’article paru dans la NR du 12 septembre dernier. A notre grande stupéfaction nous lisons que certaines personnes s’opposent à la dévégétalisation pour favoriser l’écoulement de l’eau. Nous serions curieux de connaître leur lieu de résidence, certainement pas dans un Val, où cette végétalisation ne peut qu’augmenter le risque et l’importance des crues.

Cela fait plus de deux décennies que nous vous alertons de la réduction de l’écoulement de l’eau dans le lit mineur de la Loire (ex: forêt alluviale au Pont bleu de l’A 85, îles en aval du Pont de Langeais, Bréhémont et Rigny-Ussé). En outre il n’est pas tenue compte du tout dess points de rétrécissement du lit mineur comme: la Daudère sur Langeais, le Pont de Langeais et Rigny-Ussé. Sachant que l’endiguement de la Loire est en moyenne de 700 mètres et qu’il n’est plus, à ces points, que de 450 mètres là où se sont produites les brèches en 1856, il ne faut pas l’oublier. En outre le lit mineur de la Loire n’était pas aussi encombré qu’aujourd’hui. Nous voyons dans le même article NR, 230 hectares découpés en 16 tronçons. Serait-il possible de connaître l’emplacement de ces tronçons? Nous avons relevé Saint-Genouh, Vouvray et Montlouis/Loire, les 13 autres où sont-ils? Qu’en est-il en aval du Pont de Langeais et dans combien d’années? Nous remarquons qu’à chaque fois que des tranches de travaux sont programmées, elles sont réalisées en amont de Tours, excepté ST-Genouh. Bien que nous approuvions tous les travaux qui se réalisent pour améliorer l’écoulement de l’eau, nous déplorons de ne pas être écouté en ce qui concerne le Val de Bréhémont/Villandry, où dans un premier temps, notre combat est de retarder au maximum la mise en fonction des déversoirs.

L’écoulement de l’esu libérée en amont, qui s’entassera en aval, entrainera une élévatiobn anormale du niveau d’eau avec un risque de ruptures de la levée. Vous n’êtes pas censés ignorer ce fait qui figure dans les études. Pour mémoire la crue de 1982 était loin des 6.000 m3 (environ 4.500 ùm3) et pourtant nous étions à deux doigts de voir la mise en fonction des déversoirs. Depuis lelit mineur de la Loire s’est beaucoup végétalisé avec des îles qui se sont formées réduisant fortement la place nécessaire à l’écoulement de l’eau.

Dans l’attente de vous lire…